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Default Credentials

Cherchez les identifiants par défaut d’un équipement réseau, d’une caméra, d’une imprimante ou d’une application, et exportez une liste prête pour Hydra ou Burp Intruder.
Traitement local Aucune donnée envoyée Sans compte Accès initial

Données : DefaultCreds-cheat-sheet (ihebski) · MIT

01Rechercher

Insensible à la casse et aux accents. Plusieurs mots doivent tous correspondre ; « d-link », « dlink » et « d link » donnent le même résultat.

3 683 identifiants 1 338 produits jeu de données 51e954e · 27 septembre 2026

02Résultats

Mots de passe les plus fréquents du jeu de données

  • vide 484
  • admin 412
  • password 145
  • 1234 74
  • root 31
  • 12345 26
  • 0 22
  • 123456 22
  • changeme 21
  • demo 19
  • epicrouter 18
  • guest 18
  • manager 18
  • system 16
  • user 16
admin password 1234 root 12345 0 123456 changeme demo epicrouter guest manager system user

Calculé sur l’ensemble des entrées. Ces quelques valeurs reviennent sur beaucoup d’équipements : c’est ce que les administrateurs devraient changer en premier.

03Exporter la sélection

Lancez une recherche : l’export reprend les identifiants littéraux affichés, sans les descriptions comme « numéro de série ».

04Lignes de commande

Hôte, IP ou hôte:port. Le texte sert seulement à composer les commandes, aucune connexion n’est faite.

hydra
netexec

Burp Intruder (Pitchfork)

    Que sont les identifiants par défaut ?

    Les identifiants par défaut sont les noms d’utilisateur et mots de passe préconfigurés par un éditeur ou un fabricant. Ils servent souvent à la première connexion. Lorsqu’ils sont publics et restent inchangés, ils peuvent donner accès à l’équipement ou à l’application sans deviner un mot de passe propre à l’utilisateur.

    Pourquoi les identifiants par défaut restent une porte d’entrée

    Beaucoup d’équipements et de logiciels sortent d’usine avec un couple identifiant et mot de passe connu, publié dans le manuel pour la première configuration. Quand ce couple n’est pas changé, il offre un accès complet à qui connaît le produit. Le problème est ancien et toujours vivant parce que le parc est immense : routeurs grand public, caméras IP, imprimantes, consoles d’administration, bases de données exposées par erreur.

    Le ver Mirai l’a montré à grande échelle en 2016 : il se propageait en testant une liste d’une soixantaine de couples telnet par défaut (root/xc3511, admin/admin, root/vizxv, parmi d’autres) sur des caméras et des enregistreurs vidéo. En octobre 2016, le botnet ainsi constitué a servi à l’attaque par déni de service contre le fournisseur DNS Dyn, qui a rendu indisponibles de nombreux services aux États-Unis. Le code source de Mirai, publié la même année, a confirmé que la liste tenait en quelques dizaines de lignes.

    Les régulateurs ont fini par traiter le sujet. La loi californienne SB-327, entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2020, impose à tout objet connecté vendu dans l’État une sécurité raisonnable, et en pratique l’interdiction d’un mot de passe par défaut commun à tous les appareils. La norme européenne ETSI EN 303 645 (publiée en 2020) fait de l’absence de mot de passe par défaut universel sa première disposition. Le Cyber Resilience Act de l’Union européenne, entré en vigueur en décembre 2024 et dont les obligations s’appliqueront à partir de 2027, va dans le même sens pour les produits comportant des éléments numériques.

    Comment l’outil fonctionne

    Les données proviennent du projet DefaultCreds-cheat-sheet (ihebski, MIT). Un script de synchronisation épinglé sur un commit précis récupère le fichier CSV, vérifie que la licence est toujours MIT, parse le CSV selon la RFC 4180, puis normalise : les fabricants sont harmonisés pour l’affichage sans perdre la valeur d’origine, les doublons sont retirés et les marqueurs comme <blank> deviennent une valeur vide. Le jeu de données figé est chargé dans votre navigateur, où tout le filtrage a lieu.

    La recherche ignore la casse et les accents, découpe la requête en mots dont chacun doit correspondre, et tolère espaces et tirets, de sorte que d-link, dlink et d link renvoient le même produit. Les résultats sont groupés par fabricant avec le nombre de couples, et l’export reprend exactement la sélection affichée.

    Méthode en mission

    La première étape est d’identifier le produit : bannière de service (SSH, telnet, SNMP), en-tête HTTP Server, titre et logo de la page de connexion, format du realm d’authentification Basic. Une fois le modèle connu, le couple à essayer se réduit souvent à deux ou trois valeurs, ce qui évite de multiplier les tentatives.

    De nombreux systèmes verrouillent un compte après quelques échecs, et un verrouillage déclenché sur un compte d’administration est un incident en soi, visible côté client. Un test ciblé, limité aux couples pertinents et espacé dans le temps, respecte cette contrainte mieux qu’une attaque par dictionnaire aveugle. Journalisez chaque tentative, l’horodatage et la réponse obtenue : la preuve d’un accès par identifiant par défaut doit figurer dans le rapport, et la traçabilité protège aussi le testeur.

    Limites du jeu de données

    La cheat sheet est utile mais partielle. Elle ne distingue pas toujours les versions de firmware, les variantes régionales ni les sorties récentes, et certaines entrées sont en réalité des indices (numéro de série, les huit derniers chiffres du numéro de série) plutôt que des valeurs littérales : l’outil les signale et les exclut des exports. Un produit absent peut parfaitement avoir un couple par défaut non répertorié ici. Pour une liste faisant autorité, revenez à la documentation du constructeur, qui publie désormais souvent ses valeurs par défaut, ou à des bases spécialisées.

    Comment s’en défendre

    Changez tout identifiant par défaut avant la mise en production, imprimante et onduleur compris, et préférez un équipement qui force ce changement à la première connexion, comme l’exigent désormais la norme ETSI EN 303 645 et le Cyber Resilience Act. Désactivez les comptes de service inutiles, segmentez le réseau d’administration, et placez les interfaces de gestion derrière un VPN plutôt que sur Internet. Côté détection, une règle qui remonte les connexions réussies avec un identifiant par défaut connu repère à la fois un oubli et un attaquant.

    ?Questions fréquentes

    D’où viennent ces identifiants ?

    Du projet DefaultCreds-cheat-sheet (ihebski, licence MIT), qui agrège des listes publiques et des contributions. La version embarquée est figée sur le commit 51e954e du 27 septembre 2026. Un script de synchronisation la met à jour sans intervention à la main : les fabricants sont seulement harmonisés pour l’affichage, les doublons retirés et les marqueurs comme <blank> convertis en valeur vide.

    La recherche est-elle envoyée quelque part ?

    Le jeu de données est chargé dans la page et filtré par votre navigateur. Ni la recherche, ni la cible, ni les fichiers exportés ne quittent votre poste, et les lignes de commande ne sont que du texte affiché : rien n’est exécuté.

    À quoi servent les différents formats ?

    La liste combo (user:pass, une paire par ligne) correspond à l’option -C de Hydra et conserve les mots de passe vides. Les listes alignées servent à NetExec avec --no-bruteforce et au mode Pitchfork de Burp Intruder, qui associent la ligne n des deux fichiers. users.txt et passwords.txt, dédoublonnés, alimentent -L et -P ou le mode cluster bomb, au prix de beaucoup plus de combinaisons.

    Pourquoi certaines entrées n’ont pas de mot de passe exploitable ?

    Le jeu de données contient aussi des descriptions (« numéro de série », « les huit derniers chiffres du numéro de série », « voir le commentaire »). L’outil les marque comme indices et les exclut des exports, car ce ne sont pas des valeurs à essayer telles quelles. La valeur propre à l’appareil se lit sur une étiquette ou dans la documentation.

    Un produit absent veut-il dire qu’il n’a pas d’identifiant par défaut ?

    Non. Le jeu de données couvre 1 338 produits mais reste partiel : il ignore les versions, les variantes régionales et les sorties récentes. La documentation du constructeur et la base de l’éditeur restent la référence. Cet outil fait gagner du temps sur les équipements courants, il ne remplace pas une vérification.

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    Pour une analyse par notre équipe, indiquez les systèmes concernés, les accès disponibles et les tests souhaités dans votre demande.